Labodri : face au massacre, l’État promet une riposte ferme contre les gangs

Trois jours après l’attaque sanglante perpétrée le 12 septembre à Labodri,une localité située entre Cabaret et l’Arcahaie, ayant coûté la vie à plusieurs dizaines de civils, le gouvernement haïtien annonce une série de mesures sécuritaires pour répondre à l’escalade de la violence.
Dans un communiqué publié le 15 septembre, la Primature a fait savoir qu’une réunion d’urgence s’est tenue avec le Haut Commandement de la Police Nationale d’Haïti (PNH) afin d’organiser la riposte. L’exécutif affirme être pleinement mobilisé pour faire face aux gangs armés.
Les mesures annoncées incluent :
– Le déploiement d’unités spécialisées pour sécuriser les zones affectées ;
– Le renforcement des dispositifs de sécurité autour de Cabaret, de l’Arcahaïe et des localités voisines ;
– Des opérations ciblées pour capturer ou neutraliser les responsables du massacre ;
– Une aide médicale, psychologique et humanitaire pour les familles victimes.
Toutefois, la population reste méfiante. Les promesses non tenues par les autorités dans le passé nourrissent une profonde méfiance. D’ailleurs, le même jour, une attaque du gang « Gran Grif » contre le commissariat de Liancourt s’est soldée par l’incendie du bâtiment, les policiers ayant dû fuir face à la violence.
Malgré ces revers, le gouvernement maintient sa position : il se dit déterminé à rétablir l’ordre et affirme que la République ne cédera pas face à la violence armée. Aucune négociation ne sera engagée avec les criminels, insiste-t-il, soulignant que les institutions de l’État restent debout, prêtes à défendre la souveraineté nationale.




