Force internationale : Sterline Civil met en garde contre une solution de façade

L’ancienne directrice générale du Fonds national de l’éducation, Sterline Civil, appelle à la vigilance face à l’annonce prochaine de la force internationale de lutte contre les gangs. Selon elle, cette initiative ne doit en aucun cas servir d’alibi pour prolonger le pouvoir en place ni masquer l’incapacité des autorités à engager des réformes structurelles.
Elle rappelle l’expérience de la MINUSTAH, qui, malgré une stabilisation temporaire, n’a pas permis de renforcer durablement l’État ni ses institutions. Pour Sterline Civil, tant que les principales structures sécuritaires et administratives — notamment les ministères de la Justice, de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que la Police nationale — resteront minées par l’impunité, la corruption et la politisation, aucune intervention étrangère ne pourra garantir une stabilité durable.
Elle plaide ainsi pour une rupture stratégique à travers la mise en place d’un pôle national de sécurité, capable de coordonner les institutions, restaurer la chaîne de commandement, assainir le système et rendre des comptes à la population. À ses yeux, la force internationale ne doit être qu’un appui transitoire vers une sécurité souveraine, faute de quoi elle risquerait d’aggraver la dépendance du pays sans résoudre les causes profondes de la crise.




