Au moins 16 morts lors d’une attaque armée à Jean-Denis, la police affirme avoir repris le contrôle

Une opération conjointe de la Police nationale d’Haïti (PNH) et de policiers kenyans déployés au sein de la force multinationale a été menée dimanche 29 mars dans la localité de Jean-Denis, dans le département de l’Artibonite, après une attaque attribuée au gang « Gran Grif », selon un communiqué de la Direction de la communication de la police (DICOP).
D’après la police, des unités de la PNH affectées à Saint-Marc, appuyées par des policiers kenyans du contingent de la Force de soutien à la sécurité, sont intervenues pour porter assistance à la population après l’assaut du groupe armé venu de Savien. Avant l’arrivée des forces de l’ordre, des membres du gang auraient creusé des tranchées et ouvert le feu pour ralentir l’intervention policière.
Les policiers, déployés avec trois véhicules blindés, ont progressé dans la zone malgré les obstacles, ce qui a provoqué la fuite des assaillants qui ont abandonné certains de leurs équipements, indique le communiqué.
Une fois la situation reprise en main, les forces de l’ordre ont évacué les blessés et transporté les corps vers le commissariat de Saint-Marc. Un juge de paix s’est rendu sur place pour effectuer les constats légaux. Selon un bilan communiqué par les autorités judiciaires, au moins 16 personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées par balles lors de l’attaque.
Les blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital, tandis que les corps ont été transférés à la morgue, selon la police.
La PNH affirme avoir repris le contrôle de la zone et indique que des opérations se poursuivent pour traquer les membres du gang et rétablir la sécurité dans la région. Elle a également salué l’engagement des policiers haïtiens et kenyans impliqués dans l’intervention.



