ULCC : Vers l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption

Sous la direction de Hans Ludwig Joseph, Directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), un comité d’experts a été installé le mardi 18 février 2025 en vue de rédiger une nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) pour la prochaine décennie. Cette initiative vise à renforcer les mécanismes de prévention et de répression de la corruption en Haïti.
La cérémonie d’installation s’est tenue à l’Hôtel Karibe en présence du secrétaire général de la Primature et de plusieurs membres du corps diplomatique. À cette occasion, Hans Ludwig Joseph a exprimé sa satisfaction quant à cette étape cruciale dans la refonte de la politique anti-corruption du pays.
« Une grande étape franchie aujourd’hui avec la présentation des membres du Comité d’élaboration de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption », a-t-il déclaré sur son compte X. Il a par ailleurs annoncé que les travaux sont officiellement lancés et que de larges consultations seront menées auprès des différents secteurs de la société civile afin de garantir l’efficacité et la légitimité de la nouvelle politique.
Selon les informations disponibles relayées, le comité est composé d’experts issus de diverses institutions de l’administration publique. Leur mission principale sera d’élaborer un document qui remplacera celui en vigueur depuis 2009, en prenant en compte les nouvelles dynamiques de la lutte contre la corruption, les avancées technologiques et les engagements internationaux du pays.
La mise en place de ce comité s’inscrit dans le cadre du décret du 8 septembre 2004 portant création de l’ULCC. Elle répond également aux engagements d’Haïti dans la lutte contre la corruption, notamment ceux pris dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Un processus inclusif et participatif
La nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption sera le fruit d’un processus de concertation impliquant non seulement les institutions publiques, mais aussi le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux. Cette approche vise à garantir une meilleure appropriation des mesures qui seront mises en place et à assurer leur application effective sur le terrain.
L’initiative de l’ULCC marque ainsi une avancée significative dans la volonté de l’État haïtien de moderniser ses outils de lutte contre la corruption et de renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques. Les résultats de ces travaux seront déterminants pour le renforcement de l’état de droit et la consolidation de la bonne gouvernance en Haïti.




