Crise au sein du CPT : cinq Conseillers-Présidents désormais sous sanctions américaines

La pression internationale s’intensifie sur le Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Le nombre de Conseillers-Présidents sanctionnés par les États-Unis est désormais porté à cinq, après une nouvelle série de mesures prises récemment par Washington.
Ces sanctions visent l’ensemble des membres du CPT constituant le bloc majoritaire de cinq Conseillers qui ont apposé leur signature au bas de la résolution ayant conduit à l’éviction de l’actuel Premier ministre. Cette décision, lourdement critiquée tant sur le plan interne qu’externe, semble avoir précipité une réponse ferme des autorités américaines.
Avec ces nouvelles sanctions, le CPT ressort considérablement fragilisé. Sa crédibilité politique et institutionnelle apparaît fortement érodée, aussi bien aux yeux de la communauté internationale que de larges secteurs de l’opinion publique nationale. À l’intérieur du pays, cette situation alimente davantage la défiance envers un organe de transition déjà contesté pour son efficacité et sa capacité à conduire le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel.
À moins de dix jours de la fin de son mandat, le Conseil Présidentiel de Transition se retrouve désormais dans une position délicate, contraint de gérer une sortie de scène sous haute tension politique et diplomatique. Les prochaines heures s’annoncent décisives, alors que l’avenir de la transition reste entouré de profondes incertitudes.




