Fritz Jean : Le saboteur silencieux du Conseil Présidentiel de Transition

Alors qu’Haïti s’enfonce dans une crise sans précédent, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), censé incarner un espoir de redressement national, est rongé de l’intérieur. Au cœur de cette implosion, Fritz Jean, un coordonnateur devenu un obstacle majeur à toute forme de gouvernance efficace et collégiale.
Depuis sa nomination à la tête du Conseil le 7 mars dernier, Fritz Jean s’est rapidement distingué par une approche autoritaire, dénuée de toute volonté de collaboration. Il semble refuser de comprendre qu’il n’est ni chef d’État ni président légitime, mais un simple coordonnateur parmi ses pairs. Pourtant, il agit en électron libre, imposant une vision unilatérale qui paralyse le processus décisionnel du CPT.
Alors que certains membres comme Edgard Leblanc, dans un esprit de conciliation, ou Leslie Voltaire, par leur engagement, tentent de préserver un minimum de cohésion, Fritz Jean divise, affaiblit et sabote. Il incarne à lui seul la culture de l’impasse bien connue en Haïti : celle d’anciens opposants incapables d’exercer le pouvoir une fois aux commandes.
Ce « syndrome de blocage », véritable fléau institutionnel, pousse ses victimes à s’enfermer dans une posture défensive, à éviter les risques, à désigner des boucs émissaires imaginaires et à préférer l’inaction à l’initiative. Fritz Jean semble en être l’illustration parfaite. Les conséquences sont désastreuses : réunions ministérielles impossibles à organiser, décisions paralysées, et un rythme de travail marqué par une procrastination institutionnalisée. Et cela alors que le pays est en état d’urgence absolue.
L’inertie de Fritz Jean ne se limite pas à la gestion du CPT. Il est également responsable du maintien en poste de directeurs généraux notoirement incompétents, non pas pour leurs compétences qu’ils n’ont jamais démontrées mais parce qu’ils lui sont politiquement fidèles. Cette loyauté transforme l’administration publique en un champ de ruines, empêchant toute tentative sérieuse de redressement.
À la tête de portefeuilles aussi stratégiques que le MPCE, l’AGD, la BNC, la BRH et la DGI, Fritz Jean avait l’opportunité et la responsabilité d’initier une réforme économique. Pourtant, à ce jour, son bilan reste vide. Rien. Le système économique et financier haïtien continue de s’effondrer, victime d’un manque criant de vision, de courage et de compétence.
Le constat est sans appel : loin d’être un agent de transition, Fritz Jean est devenu un frein au changement. Son mode de gestion toxique, enfermé dans son ego et déconnecté des besoins urgents du pays, compromet les espoirs de rétablissement national.




