Abandon d’un journaliste en détresse : SOS Journalistes dénonce l’irresponsabilité du gouvernement haïtien et du CPT

L’organisation SOS Journalistes a vivement dénoncé ce jeudi l’attitude jugée « indécente et malhonnête » du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, accusés d’avoir abandonné le journaliste Jocelyn Justin, grièvement blessé, actuellement en soins intensifs à La Havane, Cuba.
Selon un communiqué signé par Joseph Guyler C. Delva, secrétaire général de SOS Journalistes, les autorités haïtiennes n’ont pas tenu leur promesse de fournir à M. Justin les ressources indispensables à sa convalescence : logement, nourriture et frais médicaux. Une négligence grave, selon l’organisation, alors que l’état de santé du journaliste nécessite une opération chirurgicale urgente.
« Une fois de plus, les autorités ont failli à leurs engagements », déplore le communiqué. « Le gouvernement avait pourtant récemment assuré que toutes les dispositions seraient prises pour accompagner le journaliste dans cette épreuve. »
Le coût total restant à couvrir pour les soins médicaux de Jocelyn Justin s’élèverait à moins de 2 000 dollars américains, une somme jugée dérisoire comparée aux responsabilités de l’État haïtien. SOS Journalistes estime qu’il n’y a aucune justification à ce manquement, et soupçonne une volonté délibérée de ne pas honorer les engagements pris.
L’organisation de défense de la presse appelle le CPT et le gouvernement à agir immédiatement pour que le journaliste reçoive l’aide nécessaire à sa survie et à sa guérison. Elle insiste sur l’urgence de fournir non seulement les médicaments requis, mais aussi un soutien logistique de base à celui qui, rappelons-le, exerçait son métier au service de l’intérêt public.
Pour SOS Journalistes, ce nouvel épisode ternit une fois de plus l’image d’un pouvoir exécutif déjà critiqué pour sa gestion défaillante et son absence de solidarité envers les acteurs du secteur médiatique haïtien.



