Les États-Unis quittent à nouveau le Conseil des droits de l’homme de l’ONU
Dans une décision marquante, le président Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH), dénonçant un biais anti-israélien. Cette décision a été officialisée par décret présidentiel le 3 février, coïncidant avec la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington.
Ce retrait, justifié par l’administration Trump par une prétendue partialité du CDH contre Israël, s’inscrit dans la continuité d’une politique menée lors de son premier mandat. En 2018, son administration s’était déjà retirée de l’organe onusien, avant que Joe Biden ne réintègre le pays en 2021.
Par ailleurs, l’administration Trump a prolongé la suspension du financement de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Cette mesure fait suite à des accusations selon lesquelles certains employés de l’UNRWA auraient été impliqués dans une attaque contre Israël en 2023.
Ces décisions, saluées par Israël, sont critiquées par de nombreux observateurs qui redoutent une marginalisation des États-Unis dans les instances internationales. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large de retrait de certaines organisations multilatérales, à l’image du départ des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé et de l’accord de Paris sur le climat sous la présidence Trump.
Si cette politique vise à affirmer une position plus souverainiste sur la scène mondiale, elle suscite des inquiétudes quant à l’engagement américain en matière de droits humains et d’aide humanitaire.




