Insecurité : la rentrée scolaire à Kenscoff menacée, le maire alerte les autorités

À l’approche de la rentrée scolaire fixée au 1er octobre, l’avenir de l’éducation à Kenscoff demeure incertain. Face à cette situation préoccupante, le maire intérimaire de la commune, Massillon Jean, multiplie les appels à l’aide, exhortant l’État à intervenir rapidement pour sauver l’année scolaire.
Invité sur les ondes de l’émission Panel Magik, l’élu a dénoncé l’inaction des autorités centrales, alors que sa commune est confrontée, depuis huit mois, à l’emprise croissante des groupes armés du réseau Viv ansanm. Ces derniers cherchent à s’emparer de ce territoire stratégique des hauteurs, situé sur l’axe menant à Pétion-Ville et à d’autres zones encore épargnées par la violence.
Bien que le centre-ville de Kenscoff ait été relativement épargné, plusieurs sections communales vivent dans une insécurité constante. Des dizaines d’écoles ont fermé leurs portes, certaines ayant même été transformées en refuges pour des familles déplacées. Le nombre d’établissements hors service reste difficile à déterminer, mais la mairie en recense un grand nombre. Pour tenter de sauver la rentrée, des regroupements d’écoles dans des locaux communs sont à l’étude.
Face à cette crise, Massillon Jean appelle le ministère de l’Éducation nationale à intervenir sans délai, notamment par la distribution de kits scolaires, l’octroi de subventions aux parents démunis et le soutien aux directeurs d’écoles.
« L’État doit impérativement prendre en charge cette rentrée. Les habitants sont à bout de ressources, ils ne peuvent plus faire face seuls », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation concrète et immédiate.
Sur le plan sécuritaire, le maire déplore également l’absence d’opérations durables de la Police nationale. La dernière action d’envergure remonte au 24 août, laissant depuis le champ libre aux bandits.
Selon lui, sans une réponse forte des autorités, l’année scolaire à Kenscoff risque d’être compromise.




