République dominicaine : lourdes sanctions requises contre les responsables présumées du décès de la fillette haïtienne Stephora

Dans le cadre de l’enquête sur la mort tragique de Stephora Anne-Mircie Joseph, une écolière haïtienne de 11 ans décédée lors d’une sortie scolaire, les autorités judiciaires dominicaines ont requis des mesures strictes contre quatre membres du personnel du collège Leonardo Da Vinci à Santiago.
Le ministère public demande que chacune des accusées soit soumise à une caution de 50 millions de pesos dominicains, à verser par le biais d’une compagnie d’assurance. D’autres restrictions incluent une interdiction formelle de quitter le pays sans autorisation judiciaire, des présentations périodiques devant les autorités, et le port de bracelets électroniques pour garantir leur surveillance.
Les personnes concernées sont Yris del Carmen Reyes Adames (directrice administrative), Gisela Altagracia González Estrella (coordinatrice générale), Francisca Josefina Tavarez Vélez (conseillère), et Vilma Altagracia Vargas Morel (coordinatrice du secondaire). Elles sont soupçonnées d’avoir fait preuve d’une négligence grave lors d’une excursion à la hacienda Los Caballos, le 14 novembre 2025, où 87 enfants ont été emmenés sans encadrement suffisant, sans gilets de sauvetage et sans évaluation des risques aquatiques — des manquements ayant conduit à la noyade de Stephora.
Le parquet leur reproche des actes qualifiés juridiquement d’*homicide involontaire*, d’ »abandon » et de « mauvais traitements envers des mineurs », conformément aux articles 319 et 351-2 du Code pénal dominicain, ainsi qu’à l’article 14 de la loi 136-03 sur la protection des droits des enfants.
L’enquête est conduite par le procureur adjoint Wilson Camacho et la procureure Olga Diná Llaverías, en collaboration avec la Direction de la poursuite générale et l’unité spécialisée dans la protection de l’enfance (DINNAF). Les autorités insistent sur la gravité des faits et sur l’exemplarité des sanctions à venir.



