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Haïti/Sécurité : vers la fin de la MMSS en octobre, une nouvelle force internationale pourrait prendre le relais

Alors que des démarches sont en cours, notamment par les États-Unis, pour transformer la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS) en Haïti, l’ambassadrice américaine Dorothy Shea a déclaré jeudi devant le Conseil de sécurité que la future force internationale devra disposer des ressources nécessaires pour contrôler le territoire, sécuriser les infrastructures et appuyer la Police nationale haïtienne (PNH).

En effet, la MMSS, dirigée par le Kenya, pourrait arriver à son terme en octobre, si le Conseil de sécurité adopte une nouvelle résolution. Elle serait alors remplacée par une force internationale de répression des gangs (GSF), composée de 5 500 militaires et 50 civils, avec un mandat élargi et une autonomie renforcée vis-à-vis de la PNH, selon plusieurs médias occidentaux.

D’après le Miami Herald, l’ONU prévoit d’ouvrir des négociations dans les jours à venir pour redéfinir le mandat de cette future force. Contrairement à la mission actuelle, qui dépend de la PNH pour ses opérations, la nouvelle force aurait la capacité d’agir de façon autonome, dans l’objectif de mieux répondre à l’escalade des violences.

Il convient de souligner que le déploiement de la MMSS a été freiné par des retards dans la livraison d’équipements et un manque de personnel, suscitant la frustration d’une population en attente de résultats concrets. En avril, l’ONU avait reconnu que la mission n’était toujours pas pleinement opérationnelle, faute de moyens suffisants pour mener des opérations durables.

La MMSS regroupe actuellement 1 000 agents provenant de six pays (Bahamas, Belize, Salvador, Guatemala, Jamaïque et Kenya), soit 40 % de l’effectif prévu. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que, compte tenu de l’aggravation de la violence, des renforts pourraient être nécessaires. Il a aussi mis en lumière des lacunes critiques en matière de mobilité, d’autonomie, de coordination et de soutien logistique, la mission dépendant largement des contributions des donateurs pour ses équipements.

António Guterres a alerté sur l’inefficacité partielle de la Mission multinationale de soutien (MSS), soulignant que 50 % des véhicules blindés sont hors d’usage, inadaptés à l’environnement urbain, et que la mission souffre de graves lacunes en appui aérien, médical et communication.

En réponse, un projet de résolution porté par les États-Unis et le Panama propose une nouvelle force internationale mieux dotée. Elle bénéficierait de salaires assurés par des contributions volontaires et d’un soutien logistique via un Bureau d’appui de l’ONU en Haïti. L’ambassadrice américaine Dorothy Shea a insisté sur la nécessité de fournir à cette force les moyens de contrôler le territoire, sécuriser les infrastructures stratégiques et appuyer la Police nationale haïtienne.

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